Rotor ontwerpt Belgisch Paviljoen op Internationale Architectuurbiënnale Venetië

Nadat vorig jaar de inzending voor het Belgisch paviljoen op de internationale architectuurbiënnale van Venetië door de Vlaamse Gemeenschap werd geleverd met het ontwerp ‘1904. After the Party’ van Office Kersten Geers David Van Severen, is het dit jaar de beurt aan de Franse Gemeenschap om ons land op de kaart te zetten. Met het winnende ontwerp van het Brusselse ontwerpscollectief Rotor (Lionel Devlieger, Maarten Gielen, Tristan Boniver, Benjamin Lasserre, Michaël Ghyoot en Melanie Tamm) in samenwerking met sociologe Benedikte Zitouni en anthropoloog David Jamar, wordt het Belgische architectuurlandschap dit jaar opnieuw vertegenwoordigd door een professor verbonden aan de vakgroep architectuur en stedenbouw van de Universiteit Gent.

Een jury, bestaande uit architecten Pierre Hebbelinck, Maurizio Cohen en Jean-Didier Bergilez en architectuurcriticus Rafael Magrou selecteerde de inzending van Rotor na een open wedstrijd waarvoor 42 projecten werden ingezonden. Het project ‘usus/usures’ gaat in op de verhouding tussen het gebruik van architectuur en de materiële sporen die daarbij worden nagelaten.

De Waalse krant La Libre meldt:

Le projet “Usus/Usures” a séduit le jury car il lui semblait à même d’apporter une idée originale et forte dans un environnement très concurrentiel entre pavillons, une idée compréhensible par tous, portée par un groupe multidisciplinaire (et pas un architecte isolé) et de pouvoir générer par après, une suite. Le thème est loin de la monographie ou de l’architecte “starifié” mais touche à l’architecture au quotidien, au choc entre l’espace bâti et le corps.

Lionel Devlieger précise que le collectif dont il est membre est né en 2005 et n’est pas un bureau d’architectes traditionnel. Ses membres (qui ont de 23 à 37 ans) s’intéressent au flux des matériaux et à leur usage. Rotor s’occupe autant de l’architecture que de la scénographie et du choix des matériaux. “La base de notre expérience, ce sont des dizaines de visites d’entreprises. Et nous voulons développer une autre approche de l’usage et de l’usure. Un matériau usé n’est pas forcément une tare, être un matériau à remplacer.”

Dans un communiqué, le cabinet précise que Rotor “a rassemblé des artistes, des photographes, des anthropologues, des architectes et des experts en matériaux autour de questions comme : quels sont les éléments qui conditionnent le rapport entre un usage (usus) et les traces matérielles laissées par celui-ci (usure) ? Comment ce rapport peut-il devenir la source d’un renouvellement dans l’art de la construction ? Quelle est la place que peut revendiquer ou doit reconquérir l’usure en architecture ? Le collectif se penchera sur une série d’équipements et de créations anonymes, tous issus du territoire belge, tous dignes d’intérêt pour la façon dont ils ont été utilisés et pour la façon particulière dont ils en témoignent.”

La question est donc celle de l’usage de l’architecture. (…) En mode, pour prendre une comparaison, on ne vit pas dans un jean comme vu dans la pub, mais avec un jean usé et roulé en boule au pied du lit.

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